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Scientrier autrefois

Dans le cadre de recherches généalogiques, j’ai été amenée à consulter le plus ancien cadastre de Scientrier, cadastre que l’on appelle la « mappe sarde ». L’étude de ce document très riche en informations permet de découvrir la configuration du territoire de la commune et de faire le tableau des familles et de leurs propriétés dans la commune depuis deux siècles.

Ce cadastre qui couvre toute la Savoie (Savoie et Haute-Savoie actuelles) date du début du 18e siècle. C’est Victor-Amédée II, duc de Savoie et roi de Piémont-Sardaigne qui prit la décision de faire mesurer et cadastrer chaque paroisse de son duché, dans le but d’améliorer la perception de l’impôt foncier. Par l’édit du 9 avril 1728 il ordonna la mensuration générale de la Savoie, un gigantesque programme…
Ce travail énorme et d’une grande précision a duré 10 ans.
Ce qu’on appelle mappe sarde est un ensemble de documents qui comprend un plan cadastral mesuré(1) (doc 1) représentant toutes les parcelles de la paroisse numérotées et plusieurs registres complémentaires. Ce plan d’origine est en noir et blanc avec uniquement les numéros parcellaires,
l’orientation du territoire et l’indication des paroisses périphériques dites confins. L’échelle est de 1/2400.
Deux copies aquarellées sont réalisées en plus, l’une déposée à la cour des comptes de Chambéry, l’autre à la paroisse.
Pour connaître le nom des propriétaires des parcelles numérotées sur la mappe, il faut consulter le registre des numéros suivis(2) (doc 2) appelé aussi Livre de géométrie établi par le géomètre parallèlement à ses relevés dans l’ordre d’arpentage et qui indique la nature des parcelles (bâti, non bâti, cultures, etc.)
Pour connaître les biens de quelqu’un, il faut se référer à la Tabelle des propriétaires(3) (doc 3) appelé aussi Tabelle alphabétique qui donne par ordre alphabétique les nom et prénom du propriétaire avec indication de sa condition (noble, ecclésiastique, bourgeois, paysan, etc.). A chaque nom correspond la liste des biens : le n° de parcelle, sa nature, son degré de bonté, sa superficie en mesure du Piémont et en mesure de Savoye, le nom du mas (lieu-dit).
D’autres registres complètent cet ensemble : le livre d’estime, le livre de calculation, le livre de déduction, etc.
Les livres de mutation (livre journalier et livre de transport) créés par la suite indiquent de 1739 à 1860 les mutations cadastrales. Ces registres apportent beaucoup de renseignements pour suivre l’évolution d’une parcelle ou d’une propriété.

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